Comprendre ses émotions

 

 

 

Bonjour !

J’ai écrit le livre Comprendre ses émotions pour offrir à chacun une meilleure compréhension de son comportement personnel et la possibilité de réparer, par soi-même, la plupart de ses blessures émotionnelles.

Ce livre intègre la complexité des recherches scientifiques actuelles sur notre fonctionnement émotionnel.
Pour autant, je l’ai voulu d’une lecture simple et concise.

« Nos émotions sont faites de sensations physiques. Lorsque ces sensations sont agréables, tout va bien. Lorsque nous nous sentons mal, c’est que nos peurs viennent contrarier nos envies, nos plaisirs. Si ces peurs sont conscientes, nous les prenons en charge et nous les surmontons. Malheureusement, la plupart de nos peurs sont inconscientes. Et ce sont elles qui conditionnent le plus fortement nos relations aux autres et, plus généralement, notre personnalité.
Comment repérer ces peurs ? La question est d’autant plus importante que la majorité d’entre elles cesse d’agir dès que nous les identifions. Cette identification se heurte principalement au mode d’exploration que nous adoptons pour aller à leur rencontre. Dans la plupart des cas, c’est intellectuellement que nous tentons de comprendre nos difficultés alors que seules nos sensations peuvent nous conduire directement et avec précision à nos peurs. »

Cette approche novatrice, à la fois scientifique et philosophique de nos émotions, offre à chacun une meilleure compréhension de son comportement personnel et la possibilité de réparer, par lui-même, la plupart de ses blessures émotionnelles. Elle apporte également une réflexion stimulante aux chercheurs en sciences humaines et un outil simple à intégrer à la pratique quotidienne des thérapeutes.

Je vous souhaite, avec ce livre, de très bonnes émotions.
Luc Nicon

Luc Nicon, expert en pédagogie et en communication comportementale, consacre aujourd’hui son temps à la formation de thérapeutes et à de nouvelles recherches autour de ses découvertes sur l’origine des peurs inconscientes.
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Quelques extraits du livre

Lire l'extrait page 24

Page 24 … La qualité de nos émotions conditionne donc systématiquement nos actes. Et le choix est particulièrement restreint. S’il est bien un point sur lequel s’accordent les scientifiques, les thérapeutes et les philosophes, c’est le caractère binaire de l’émotion. Une émotion est soit agréable, soit désagréable. C’est même la condition nécessaire à son existence : confrontés à une situation, l’émotion apparaît seulement si nous éprouvons du plaisir ou du déplaisir.
Côté plaisir, il ne semble pas vraiment prioritaire de se poser des questions. Côté déplaisir, en revanche, il y a fort à faire car, il faut bien l’avouer, nous ne sommes pas très avancés. Les seuls recours relativement universels que nous utilisons pour nous aider, c’est « relativiser » ou « positiver ».
Malheureusement, se trouver de bonnes raisons pour faire pencher la balance du désagréable à l’agréable, si l’on y parvient, n’efface pas le côté obscur de la chose. Il continuera à toujours peser de tout son poids, reprenant le dessus au moindre faux pas, au plus petit doute sur l’une de nos prétendues bonnes raisons. En clair, le mal est toujours là, prêt à ressurgir. Et, en général, il ne s’en prive pas.
Comment alors effacer les “traces” tenaces de nos expériences désagréables ? Est-ce seulement possible ? Les neurologues semblent peu optimistes. Pourtant, quelques rares fois, le “miracle” s’accomplit. Peut-être, même, avez-vous déjà vécu cette expérience très particulière. Une situation désagréable à laquelle vous vous confrontiez régulièrement, qui, d’un coup, au gré d’un événement souvent inattendu, se vide de son contenu émotionnel. Terminé. Cette situation ne provoque plus en vous aucune émotion perturbatrice. Spontanément, la “trace” a été effacée. C’est le “mécanisme” qui rend possible une telle “guérison” que nous allons à présent aborder.


Lire l'extrait page 38

Page 38 …À noter, même si cela semble évident, que c’est la sensation désagréable ressentie lors de la première expérience que nous avons peur d’éprouver à nouveau. En fait, c’est le malaise physique que nous redoutons. Et nous avons beau nous raisonner, nous guettons avec angoisse l’apparition des manifestations corporelles vécues la toute première fois. Et à chaque circonstance similaire, les mêmes manifestations se reproduisent. Tout se passe comme si nos peurs étaient inscrites dans notre corps. D’ailleurs, une fois notre peur désamorcée, nous pouvons tranquillement penser à la situation, la raconter, la revivre sans ressentir quoi que ce soit : comme nous le constatons avec satisfaction, cela ne nous fait plus rien.
Ce qui vient d’être dit est déterminant pour comprendre la provenance de certaines peurs souvent considérées à tort comme des peurs « transmises ».
Un enfant qui se brûle aura peur de retrouver la sensation de « brûlure ». Il en a fait l’expérience. Mais un enfant qui voit ses parents paniqués alors qu’il s’approche d’un feu aura, apparemment, lui aussi, peur du feu sans pour autant en avoir fait l’expérience. En fait, par la suite, à proximité d’un feu, la sensation qu’il aura peur de retrouver ne sera pas celle de la « brûlure » qu’il ne connaît pas, mais, inconsciemment, le malaise ressenti face à la panique excessive des parents. Certes, le feu est un élément déterminant de la situation de peur mais c’est le ressenti produit par la réaction de l’adulte qui est redouté. En ce sens, il est erroné de parler de « transmission ». Il s’agit plutôt de « confusion ». D’ailleurs, dans ce type de peurs, les personnes admettent généralement avec perplexité qu’elles ne sont effrayées par le feu, par l’orage, par une souris, ou par une araignée, qu’en présence de quelqu’un d’autre. Confrontées, seules, à ces situations, elles se rendent compte que, instinctivement, leur première réaction est de regarder alentour si quelqu’un est présent. Si effectivement elles se croient seules, aucun malaise n’apparaît. La présence du feu, de l’orage, de la souris ou de l’araignée est alors vécue normalement et, souvent, même, avec curiosité, voire avec de l’attirance.


Lire l'extrait page 70

Page 70 … Le grand frère de Madame Fouloff s’est estropié dans un violent accident de moto. Cette moto, il venait tout juste de l’acheter. De la maison familiale, sa petite sœur le regardait admirativement apparaître et disparaître dans les rues du quartier. De loin, elle l’a finalement entrevu qui percutait un poteau. Madame Fouloff avait six ans. Elle a couru vers son frère mais, le temps d’arriver, toute une foule avait déjà fait cercle autour de lui. Conscients que ce qu’elle allait voir risquait de la choquer mais sans trop savoir quoi lui expliquer, les voisins ne l’ont pas laissée passer. Une ambulance est arrivée puis repartie sans qu’elle puisse l’approcher.
Ce drame, Madame Fouloff l’a revécu aussi souvent qu’elle a revu son frère. Et, chaque fois, avec le même malaise. Un malaise qu’elle attribuait, bien sûr, à l’accident. Ce jour-là, pourtant, ce n’est pas ce qui est arrivé à son frère qui l’a marquée, mais ce qui s’est réellement passé pour elle : son impuissance à entrer dans cette foule qui la rejetait maladroitement.
Dans son principe, cette histoire est assez commune. Nous attribuons naturellement les malaises que nous ressentons à leurs causes les plus logiques et les plus admissibles socialement. D’autant que, lorsqu’on est enfant, c’est notre entourage qui décide le plus souvent du pourquoi nous nous sentons mal. D’ailleurs, nous réfléchissons rarement à ce que nous ressentons. À travers l’expérience de nos proches, la lecture, les films, les émissions de télévision, c’est notre environnement qui nous apprend progressivement à mettre un nom sur ce que nous vivons. Et une fois la chose entendue, cent fois, mille fois, nous pouvons revenir dessus sans rien voir de notre erreur. Et l’erreur est courante car nos peurs sont trop diversifiées, trop personnelles pour que l’on puisse les cataloguer. En fait, nos peurs n’obéissent réellement qu’à une seule règle : elles ne sont jamais directement concernées par ce qui arrive aux autres. Seule compte notre relation personnelle avec les situations que nous traversons. Et quelquefois, cette relation s’avère peu glorieuse, difficilement avouable, à soi-même autant qu’aux autres.